Quand j’ai commencé à payer un loyer et, par conséquent, à remplir un panier d’épicerie chaque jeudi soir, je mettais des trucs tellement simples dans nos assiettes. C’est gênant juste d’y penser.
Je pile sur mon orgueil et vous livre mon top trois de mes recettes préférées de l’époque :
- Des pâtes d’accompagnement en sachet. Un peu d’eau, une cuillère à soupe de beurre, chauffer 8 minutes et voilà : des nouilles au pesto et au parmesan digne d’un 5 étoiles. #Not
- Du steak Salisbury! Ça c’était génial. J’ouvrais le congélo, sortait mon plat, ouvrais le micro-onde, j’y mettais la patente pendant quatre minutes puis, comme par magie, j’avais du steak, des patates pilées et une super sauce. En prime, j’ingurgitais ma dose hebdomadaire de sodium. Un délice. #Pentoute
- Quand je voulais m’exciter et vraiment me sentir cuisinière, je faisais de la bouette à Dan. Oui, oui. C’est une recette de mon père trop facile : du steak haché, une boîte de conserve de soupe aux légumes. À cela, je rajoutais des carrés de toast! Wow! #Nostalgie
Ma mère est venue à la rescousse de mon régime alimentaire en m’offrant L’Encyclopédiede la cuisine de Jehane Benoît quand j’ai soufflé 21 bougies.
« Ça ma petite fille, ça va t’aider dans ton apprentissage de la cuisine. Ça va faire de toi une sacré reine des fourneaux. Ce n’est pas pour rien que ça s’appelle L’Encyclopédie de la cuisine : il y a tout là-dans! Des beignes, du pouding chômeur, du chop suey, de la sauce à spagh pis elle te montre même à faire cuire un poulet. »
Elle disait vrai ma mère. C’est bien connu, elles savent toutes les mères. Sont fatigantes. Anyway, je m’éloigne du sujet.
Donc, armée de mon nouveau helper culinaire, j’ai testé des trucs. Vous auriez dû voir la fierté qui se lisait dans mon visage quand j’ai servi à mon homme mon premier chop suey! Une cook était née!!
Mon four a vu passer, par la suite, du pâté chinois, du macaroni, des muffins aux bleuets et du pain aux bananes. Il n’y avait plus rien à mon épreuve. Normand Laprise, Jean Soulard, Ricardo et moi, pareil. Même calibre. #nimportequoi
Toujours est-il que les années ont passé. J’ai pris confiance. J’ai fait des erreurs, mais j’ai eu aussi plusieurs réussites à mon palmarès. Chaque fois, je me faisais un high five et je poussais plus loin le niveau de difficulté des recettes testées.
Mais, jamais je n’osais toucher au rôti de bœuf. Jamais, au grand jamais, je n’aurais osé acheter ça.
Dépenser 10 $ pour une pièce de viande que je me croyais pas capable de réussir, non merci!
C’est mon père qui est venu à la rescousse de ma phobie du rôti de bœuf. « Voyons! Tu es nounoune! Le rôti de bœuf, c’est le truc le plus simple à faire. Tu ne peux pas rater ça! »
C’est ainsi qu’il m’a légué son grand savoir de la cuisson du bœuf. Ça été un moment marquant dans ma vie qui doit avoir duré un gros deux minutes!
« Tu fais saisir ton rôti de tous les côtés dans une poêle avec un peu d’huile et de beurre. Ensuite, tu envoies ça au four. Ma mère disait que c’est cuit quand tu piques une fourchette dedans et qu’elle est chaude quand tu lui touches avec la langue. Niaiseux de même! »
Depuis, je peux vous dire qu’il s’en mange du rôti de bœuf ici dans! Et plus jamais, je vais m’empêcher de cuisiner quelque chose par peur de le rater.
Et vous, quand vous êtes partis en appartement, quels étaient vos repas préférés?
2 réponses
Comme toi … sauf que je savais cuisiner mais je n'avais pas beaucoup d'argent , ben oui .
Depuis tout va mieux , il faut passer par là pour apprécier le meilleur
Louise