Histoire d’automne – Potage à la carotte et au navet du jardin aromatisé à l’érable

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Potage à la carotte et au navet du jardin aromatisé à l'érable - Cinq Fourchettes
Nombre de portion : 4

Temps de préparation:

10 min

Temps de cuisson:

35 min

Temps de repos:

Degré de difficulté: Moyen
Congélation: Non

Ingrédients

  • 5 tasses de carottes pelées et coupées en gros morceaux
  • 5 tasses de navet (j’avais fait pousser des navets boules de neige! Mignons comme tout, mais vous pouvez prendre du rutabaga aussi) pelé et coupés en gros morceaux (plus les morceaux seront petits, plus ça cuira vite!)
  • 2 oignons moyens coupés en morceaux
  • 3 c. à soupe de beurre
  • 8 tasses de bouillon de poulet ou de légumes
  • 2 patates moyennes épluchées et coupées en morceaux
  • 90 ml de sirop d’érable
  • 1/4 à 1/3 de tasse de crème 35 %
  • Sel et poivre

Préparation

  1. Faire fondre le beurre dans une grande casserole et y ajouter les légumes. Faire cuire quelques minutes jusqu’à ce que les oignons commencent à colorer.
  2. Ajouter le reste des ingrédients à l’exception de la crème et amener à ébullition. Couvrir et laisser mijoter une trentaine de minutes (plus ou moins selon la grosseur de vos morceaux de légumes. Il faut que les légumes soient tendres.)
  3. Passer le tout au mélangeur jusqu’à la texture désirée. Saler, poivrer et ajouter la crème. J’aime bien parsemer mes potages de ciboulette hachée! Miam!
Potage à la carotte et au navet du jardin aromatisé à l'érable - Cinq Fourchettes

Chaque été, c’est la même lubie qui s’empare de moi : je veux jardiner à l’extrême.

Je rêve de retrouver dans mon bac à légumes que des trucs qui ont poussé dans mon tas de terre derrière la maison. Faire le plein de vitamine C grâce à ces petites graines que j’ai plantées moi-même avec amour.

J’ai toujours des idées de grandeur quand je pense au jardin. Si on m’écoutait, on vivrait sur une ferme en campagne. J’aurais un fichu sur la tête, des bottes d’eau aux pieds. Je sentirais bon le foin. Je me lèverai avant mes poulettes pour aller récolter ce que les vraies poules auront pondu au petit matin. Je caresserais Suzanne, notre unique chèvre en la remerciant haut et fort pour le bon lait qu’elle nous offre et que je transformerais plus tard en délicieux fromage.Une fois les ouailles parties à l’école, j’irais sur la terre voir ce qui aura poussé de bon pendant la nuit. Je lancerais deux ou trois concombres dans le panier que je transporterais sous le bras. Quelques tomates italiennes, des radis, des échalotes et de la laitue iraient les rejoindre. “Quelle bonne salade ça fera!”, me dirais-je.Je repartirais avec mon petit bonheur pour aller rouler des tartes aux pommes et aux bleuets toute la journée pour ma smala qui se délectera de ces parfums délicieux qui remplissent ma petite maison jaune.

“Chéri, tu n’arrêterais pas de chialer que l’école est trop loin, que les cours de piano de Max sont à l’autre bout du monde, que les amies de Filou n’habitent à côté et que la garderie de Sam est à Saint-Mieux-Mieux. T’es en ville et t’en peux plus de voyager. Reviens sur terre svp!”, me fait remarquer l’homme mettant fin abruptement à mes élans romanesques d’agriculture.

Toujours est-il que comme l’homme contrecarre mes plans de devenir une fermière alors que le Québec en a cruellement besoin (on repassera pour le devoir social et le bien-être de ta collectivité cheri!), j’ai décidé, le printemps dernier, de déménager le jardin de place.

Sur le côté de la maison, il y a une grande bande de terrain qui ne sert à rien sauf à avoir besoin d’être tondue chaque semaine dans la saison du soleil. “Et si je mettais le jardin là? Il pourrait être plus grand? Je pourrais planter plein, tout plein d’espèces!”, m’étais-je dit remplie d’espoir.

En mai, je me suis attelée à la tâche-toute-seule. J’ai détourbé, bêché la terre, rempli le tout de compost et de terre à jardin. J’avais dessiné un plan : ici iraient les tomates cerises, là, ce sera la place des betteraves. En un week-end, le projet était bouclé.

“Quels festins aurons-nous cet été!”, avais-je dis pleine de fierté!

Les semaines ont passé et l’agenda s’est rempli. Tellement que j’en suis venue à oublier mon nouveau jardin. Comme il était sur le côté de la maison, je ne le voyais pas et je ne lui accordais zéro attention. Un après-midi, je me pointe devant ma verdure qui aurait dû être beaucoup plus imposante et mes deux bras sont tombés : il n’y a pas assez de soleil ici! Ça ne poussera jamais!

J’avais pensé à tout…. sauf au soleil. Bravo championne!

Ça a poussé quand même un peu. Les carottes et les navets se sont accommodés du peu de soleil que leur offrait cet emplacement minable. J’ai même réussi à faire ce potage avec le fruit de ma (mince) récolte.

Je ne sais pas ce qu’il adviendra de mes envies jardinières au printemps prochain, mais une chose est certaine, je ne me laisserai pas abattre!

Et vous, quelle est votre potage préféré? Rêvez-vous d’une maison à la campagne? Jardinez-vous?


Publié le 6 octobre 2013

Une réponse

  1. Comme je partage le même rêve que toi! Je travaille le soir, dans des resto bien vu et ça fait déjà 8 ans de cela…. et j'avoue que mon désir, c'est de cultiver mes propres légumes et en faire le partage dans ma communauté!

    Rêvons Rêvons!

    Toujours un plaisir te lire et faire tes recettes!

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