Grilled cheese aux pommes d’amoureux

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Grilled cheese d'amoureux - Cinq Fourchettes
Nombre de portion : 2

Temps de préparation:

15 min

Temps de cuisson:

15 min

Temps de repos:

Degré de difficulté: Moyen
Congélation: Non

Ingrédients

  • 2 pommes pelées, le coeur enlevé, coupées en fines rondelles
  • 1 c. à soupe de beurre
  • 3 oeufs
  • 3 c. à soupe de sucre (au goût)
  • 1/4 tasse de crème (ou de lait)
  • 4 tranches de pain aux raisins
  • 1/4 tasse de sirop d’érable
  • 2 bonnes poignées de fromage mozzarella râpé

Préparation

  1. Faire fondre le beurre dans une petite poêle. Quand le beurre est bien chaud, y jeter les pommes et les faire cuire quelques minutes à feu moyen-vif. Quand les pommes commencent à être dorées, ajouter le sirop d’érable et laisser réduire à feu doux jusqu’à réduction presque complète.
  2. Battre les oeufs dans un bol et ajouter la crème et le sucre. Tremper le pain aux raisins dans le mélange d’oeufs des deux côtés et faire cuire dans une poêle anti-adhésive. Moi, j’ai utilisé le grill à panini.  En fait, c’est exactement comme du pain doré!
  3. Une fois cuit, prendre une tranche de pain, la garnir de la moitié du mélange de pommes et y mettre une poignée de parmesan. Recouvrir d’une deuxième tranche de pain. Passer dans le grill à panini pour faire fondre le fromage (ou terminer la cuisson à la manière d’un grilled cheese dans la poêle).
  4. Arroser de sirop d’érable.
Grilled cheese d'amoureux - Cinq Fourchettes

C’est la simple histoire d’un grilled cheese de luxe. Une vieille histoire qui a sa place en cette journée de Saint-Valentin! Pas de place pour la nostalgie ici. Qu’un souvenir parmi tant d’autres.

Quand j’étais boutonneuse, que je pensais que Red Hot Chili Peppers passerait à l’histoire comme le plus grand band de l’humanité, que je croyais qu’il n’y avait pas plus grande gastronomie que le Vieux Duluth, ben dans ce temps-là, j’ai rencontré Chose.

Vous comprendrez que ce n’est pas son vrai nom. On va se garder une petite gêne quand même. T’sais, tout à coup que sa blonde google son nom et qu’elle tombe sur mon blogue… On peut lui épargner certains détails quand même. Il y a des choses que les épouses n’ont pas besoin de savoir sur les ex de leur homme.

De toute façon, il me plaisait bien Chose. Il était cute, drôle, brillant pis il flippait les burgers comme pas un. Et pour tout vous dire, il me foutait les papillons dans le bedon d’un simple regard.

Mais vous savez comme ça peut être compliqué/intense/passionné/n’importe quoi des histoires d’amour quand tu es assez grand pour conduire une Fiero, mais pas assez pour acheter de la Black Label en toute légalité.

Nous avions donc une belle histoire d’amour. Chacun de notre bord.

Il y avait toujours quelque chose qui clochait. Qui ne fitait pas. Ce n’était jamais le bon temps.

On s’est ben frenché une couple de fois, mais c’était sans lendemain.

Toujours est-il que le temps a passé. Je suis allée me chercher un diplôme, j’ai donné la vie à quelques bébés. Lui, mon kick d’ado, est allé se chercher deux-trois diplômes, n’a pas fait de bébé et avait une vie sentimentale plus tranquille.

Un jour, j’ai commencé à recocher “Célibataire” sur mon rapport d’impôt. J’étais dans cette humeur où on veut tout faire disparaître ce qui nous rappelle celui qui nous a brisé le coeur. Dans cette quête de pureté, je suis tombée, par hasard, sur des trucs de mon adolescence, dont… une photo de celui qui me faisait craquer quand les examens du ministère de sciences physiques étaient le moindre de mes soucis.

Je me suis demandé ce qu’il était devenu Chose. En fait, je savais ce qu’il était devenu “professionnellement”, mais je n’avais aucune idée de ce qu’il était devenu “matrimonialement” et s’il bossait toujours dans le coin. Curieuse, j’ai envoyé un courriel à une copine qui bossait avec lui par le passé. Savait-elle où il était?

” Il est dans le coin. Je l’ai vu cette semaine. Pis… aux dernières nouvelles, il était célibataire…”, m’a-t-elle écrit.

Le coeur m’a fait huit tours. Niaiseux de même. J’ai fermé l’ordi et suis allée me changer les idées à la librairie. En déposant un énième livre inintéressant sur les tablettes, mes yeux ont croisé les siens. Là. Juste là. À la librairie. Les cheveux de même, en t-shirt du samedi matin, pas de mascara. Fuck, ai-je pensé.

On a jasé. De tout. De rien. Du passé. Pis un peu du présent. “T’as quelqu’un?” Il est reparti avec mon numéro. Numéro qu’il a composé le soir même. On a soupé pis toute la patente.

Le lendemain, il m’a amené déjeuner dans un café tout près de chez lui. J’avais zéro faim. J’ai pigé au hasard sur le menu et la serveuse m’a servi un grilled cheese de luxe aux pommes et sirop d’érable. Je ne me rappelle pas vraiment si c’était chaud. S’il y avait assez de fromage. Si c’étaient des pommes McIntosh ou des Cortland.

Il n’y avait que moi et mes pensées. L’histoire n’a pas vraiment duré plus longtemps qu’il n’en faut pour avaler un grilled cheese. Le temps avait fait son oeuvre. Ce n’était pas vraiment ça. Ce n’était pas lui.

Il voulait des flots. J’en avais déjà trop. Il pensait aller faire carrière à l’autre bout du pays. J’étais complètement ancrée dans ma ville. Il travaillait 200 heures par semaine et je n’avais pas envie de passer ma vie à l’attendre le soir. J’ai continué ma route. Il a poursuivi la sienne. Pis on est heureux comme ça. Vraiment heureux.

Dix années plus tard, je ne me souviens pas vraiment comment s’est terminé cette histoire, mais je rappelle que c’est bon en sale pour déjeuner ce grilled cheese! Pis que j’adore en manger . Bonne Saint-Valentin à tous les amoureux!

Publié le 14 février 2013

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