Un cadeau ensoleillé ou les muffins à l’orange et aux dattes

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Nombre de portion : 12

Temps de préparation:

15 min

Temps de cuisson:

15 min

Temps de repos:

Degré de difficulté: Moyen
Congélation: Oui

Ingrédients

  • 1 orange moyenne
  • 1/2 tasse de jus d’orange
  • 1/2 tasse de dattes hachées
  • 1/2 tasse de beurre ou margarine
  • 1 oeuf
  • 1 1/2 tasse farine
  • 1/2 tasse de sucre
  • 1 c. à thé de bicarbonate de soude
  • 1 c. thé poudre à pâte
  • 1/2 c. à thé de sel
  • 1/2 c. à thé cannelle
  • 1/2 tasse de noix hachées (facultatif)

Préparation

  1. Couper l’orange en 8 et la mettre dans un robot culinaire ou dans le mélangeur. Ajouter le jus d’orange et les dattes. Liquifier.
  2. Ajouter le beurre et l’oeuf, mélanger jusqu’a texture lisse. Mélanger parfaitement le reste des ingrédients dans un grand bol. Ajouter la préparation à l’orange. Remuer légèrement juste pour humidifier les ingrédients.
  3. Mettre dans les moules à muffins et cuire à 400F environ 15 minutes.


Ma petite Samuelle au lendemain de sa naissance.

Il y a 14 mois pile-poil, j’ai flirté avec le paradis. Me suis promené sur les nuages pendant que mon utérus se transformait en champleure et qu’au passage, j’en ai profité pour teindre mes draps couleur neige de février en couleur cerises de la Vallée de l’Okanagan. Pendant quelques tours d’horloge, mes grandes filles pensaient qu’elles seraient orphelines. Pendant de trop longues minutes, mon amoureux a pensé qu’il adopterait mon ado et ma middle one. Pendant tous plein d’instants, ma meilleure amie a prié tous plein de saints pour que le drame qui se jouait sous ses yeux se termine en conte de fées tout plein de bonheur.

Pendant un quart de seconde, j’ai pensé que je ne pouvais pas abandonner tout mon monde. Toute ma vie. Alors, j’ai enlevé mon masque à oxygène et sur un ton qui aurait même arrêté Irene dans son carnage, j’ai crié : “Arrêtez! Je ne vais pas mourir!”
Je ne suis pas morte. Mais je n’étais pas forte. Oh boy! Ça faisait dur mon affaire. Pas capable de monter les marches. Pas capable de prendre ma douche seule. Pas capable d’aller au courrier.

C’est la vie quand tu as une hémoglobine qui frise des records de bas niveau. La médaille d’or du pire taux de fer aux Olympiques 2010 sanguin, c’est moi qui l’ai gagnée. Malgré tout, je ne faisais pas pitié. Personne ne pleurait sur mon triste sort. Pas de coeur brisé qui m’entourait. Personne ne s’épanchait sur mon body qui n’était pas celui de mes 20 ans.

Nope! Au contraire! C’est de l’amour qu’on m’a lancé à pleine tête. C’est de l’amitié qui rentrait à pleine porte chez moi. C’est de l’aide qui arrivait à pleins coups de coolers bien pleins. Oui, oui. Des coolers! Je m’en souviens comme si c’était hier. Je faisais un dodo sur le divan. C’est le bruit de la sonnette de la porte qui m’a ramené sur le plancher des vaches. C’était JF qui jouait les livreurs à cinq cennes. Il avait les bras pleins pleins d’heures passées devant le fourneau. Avec sa blonde, ils avaient mis toute leur amitié dans des plats de poulet africain, de pâtés au saumon sans croûte et de muffins à l’orange et aux dattes.

Des muffins à l’orange et aux dattes qui goûtent le ciel. “Ce sont les meilleures collations d’allaitement au monde!”, m’avait juré mon amie. Elle avait raison. Un calendrier plus tard, j’en rêve encore. Et je suis persuadée que si j’ai remonté la pente plus vite qu’il en faut à Schumacher pour faire un tour de piste, c’est un peu à cause de ces douceurs que mes amis m’ont offertes. Puis, dimanche, j’ai eu envie de rendre la pareille à ma belle-soeur qui venait d’ajouter un deuxième marmot à son portrait de famille cloué sur le mur de l’escalier.

Tiens, ma belle Amélie! Ces muffins sont remplis de vitamines, de fer, de soleil, mais aussi pleins d’amitié, de tendresse. Ils sont pleins aussi d’admiration devant cette ténacité, cette volonté extraordinaire que tu as d’atteindre tes buts, tes objectifs, puis surtout devant la magnifique famille que tu as réussie.

Publié le 30 août 2011

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