Mangeons Local ou comment trouver les producteurs de notre région !

Tourisme gourmand

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur email
Partager sur pinterest

Les producteurs du Québec sont, selon moi, la base de notre société. Ce sont eux qui nous nourrissent et ils travaillent si forts pour nous offrir des produits de qualité qui n’ont rien à envier à personne. Je connais les producteurs de ma région, je dirais quand même assez bien. J’achète leurs produits le plus souvent possible et je trouve tellement satisfaisant d’aider à la fois l’économie locale, mais aussi de m’approvisionner dans un circuit court.

Je fais la même chose quand je me promène dans d’autres régions. Je reviens toujours avec des produits locaux. Ça me permet de découvrir des petites merveilles qui ne sont pas nécessairement accessibles dans mon petit coin de pays.

Carte interactive dans l’application Mangeons Local pour trouver des producteurs dans notre secteur

 

Tu vas peut-être me dire que ce n’est pas toujours évident de les trouver, surtout si on n’est pas du coin. Vrai ! Mais il existe maintenant une belle application mobile nommée Mangeons Local mise en place par l’UPA (Union des producteurs agricoles) qui est là pour t’aider dans tes recherches. Avec les données de géolocalisation et/ou en entrant une ville dans le moteur de recherche, tu auras sous la main tout ce qu’il te faut pour partir à la chasse aux produits du terroir.

Et je t’invite fortement à le faire parce qu’à mon avis, il n’y a rien de mieux que d’aller à la rencontre de ces gens passionnés et innovateurs que sont nos producteurs. Je pourrais passer des heures à jaser avec eux et à écouter leur histoire, toute aussi passionnante les unes que les autres.

Pour télécharger l’application : APPLEANDROIDSITE INTERNET

Laisse-moi d’ailleurs te raconter l’histoire des 3 producteurs que j’ai eu la chance de rencontrer lors de mon passage dans la région du Centre-du-Québec. Si tu passes par-là, n’hésite pas à aller leur rendre visite.

 

La ferme d’Évelyne

Jeudi dernier, j’arrive dans la région du Centre-du-Québec et je suis tout de suite éblouie par le paysage. Ce n’est pas ma première visite dans le coin, mais que voulez-vous, la nature luxuriante, ça m’emballe chaque fois. Je croise un chevreuil ici, un autre là. Je vois un oiseau de proie voler au-dessus de la forêt effectuant une danse gracieuse. Les champs sont à perte de vue et le soleil brille de plein feu. Je me dirige, fenêtres ouvertes, musique à fond vers la ferme d’Évelyne.

Je suis déjà enchantée par l’endroit sans même avoir échangé un mot avec Josée, sa propriétaire. C’est que la propriété accueille de splendide et très charmants bâtiments centenaires. Ils sont posés là, comme s’ils y avaient toujours habité. Le truc c’est que ces derniers ont été acheté par la propriétaire, grande amateur d’objets anciens. Ils se trouvaient tous deux sur les berges du réservoir Gaudet à Victoriaville.

Josée les a transformés en boutique et en petit musée éducatif. C’est un atout pour la ferme d’Évelyne et à mon avis un beau clin d’œil à la grand-maman de Josée qui a vécu au début des années 1900, dont la ferme porte le nom. Décrit comme une femme forte et pleine de projets par sa petite-fille, on comprend rapidement de qui tient Josée. Elle est imaginative, vois loin et ose ! Parce que déplacer des bâtiments centenaires pour les conserver, ce n’est quand même pas un petit pari. Mais c’est gagnant puisque sa ferme est plus que charmante et a des airs d’une autre époque.

Mais au-delà du charme, les services qu’elle offre sont attrayants. Je n’ai entendu que du bien de ses fameuses saucisses et elle met en place tout ce qu’il faut pour créer un environnement sain et accueillant pour ses visiteurs.

Comme le dit si bien Josée : « Ici, c’est une place où s’arrêter, prendre le temps. Une place en symbiose avec la nature.»

Je vous invite donc à aller vous y poser pendant la cueillette de bleuets qui se déroule entre la mi-juillet la mi-aout . Profitez-en pour pique-niquer en famille et respirer un grand coup, en nature.

Pour toutes les informations, c’est par ici : La Ferme d’Evelyne

La Pintarade

Déjà le cœur bien rempli, je me suis rendu à la ferme La Pintarade. C’est Bruno qui m’a accueilli. On sent l’énergie de Bruno dès les premières secondes. Ça n’a pris que deux bonjours que déjà j’avais deux belles bottes en plastique bleu dans les pieds pour aller à la rencontre de ses centaines de pintades.

Je vais te dire que c’est impressionnant d’en voir autant et de les observer se mouvoir aussi rapidement et en synchronicité. Les voir aller d’un bord puis de l’autre au moindre AH et OUHHHH que je lançais avec enthousiasme. J’étais fascinée. Je disais à Bruno que je les trouvais tellement “mimi” et il a tout de suite précisé qu’elles n’étaient pas à leur meilleur en ce moment étant dans leur phase ado, donc un peu déplumées et au look ingrat !

Ça doit être le fait que j’ai encore des ados, mais moi, je les trouvais charmantes même avec leur look déglingué. J’ai ensuite demandé à Bruno pourquoi la pintade. Ce n’est pas super commun au Québec. Il m’a alors expliqué qu’il avait grandi dans une ferme laitière et qu’il aspirait à quelque chose de différent. Et quand il dit différent, c’est différent. Pas de cochon, pas de poule, pas de vache, mais bien des pintades.

Elle s’est un peu imposée à lui de façon obscure et depuis, il est, comme il le dit si bien, sur son X. Pour lui tout est encore à faire avec la pintade au Québec. Il la décrit d’ailleurs comme un heureux mélange entre le poulet et le canard. Moins fort en goût que ce dernier, mais plus savoureux que le poulet. Il fait même un parallèle avec le dindon.

Mais Bruno, c’est un visionnaire. Pas question de se contenter de vendre la pintade toute nue et entière. Non monsieur. Il la transforme au gré de ses apprentissages et a maintenant plusieurs produits dérivés. Il est allé à la rencontre de professionnels, de chefs et il s’est même rendu sur le vieux continent pour en apprendre plus sur le sujet. Il a clairement trouvé sa vocation.

Grâce à toutes ses recherches et ses idées, ses clients peuvent se procurer non seulement des découpes de pintade nature ou marinées, mais aussi des mousses de foie, des terrines et même … attention… des savons conçus par sa femme Chantal. Comme dit Bruno, sa femme, c’est son allié de tous les jours. Sans elle, ça ne fonctionnerait pas aussi bien selon ses dires.

D’ailleurs pour en revenir à la mousse de foie, j’ai appris grâce à Bruno que la pintade avait, elle aussi, par moment un foie gras comme le canard, mais sans avoir recours au gavage. Lors de l’abattage certaines pintades ont un foie rouge (abat régulier) et d’autres plus blonds. Les plus gros, servent de foie « gras » à ses mousses. Le truc, c’est que c’est une loterie. Selon Bruno, la littérature sur le sujet ne permet pas encore de comprendre pourquoi certaines pintades ont un foie plus gras que d’autres.

 Ma curiosité étant piquée, tu vas donc comprendre que je suis reparti avec quelques petits pots afin de goûter la chose à la maison. Je vous en redonnerai des nouvelles. En attendant, sachez que les produits de la Pintarade sont disponibles un peu partout au Québec. Pour connaitre les points de vente, n’hésitez pas à demander à Bruno sur son site ou ses réseaux sociaux.

 Pour plus d’informations, c’est par ici : La Pintarade

Miel Gardner

Parlant de piquer la curiosité, tum tum chim, mon dernier arrêt fut chez des apiculteurs. Je dois dire que je me trémoussais de joie comme un enfant devant un sapin de Noël quand j’ai su que j’allais aller jouer dans les ruches. Oui, oui, avec le petit habit en filet et pis toute.

Je ne l’avais encore jamais fait et j’étais tellement intriguée et excitée à l’idée de m’approcher de ses petites merveilles de la nature que sont les abeilles. Puis, le faire en toute sécurité avec des pros, c’est rassurant.

Je ne pouvais tomber mieux qu’entre les mains de Julie et Alexandre. Ce dernier donnant régulièrement des formations pour les apiculteurs amateurs, il était clair que j’allais en apprendre des choses.

De plus le calme légendaire de Julie et Alexandre, a transformé cette expérience en moment zen et sans crainte. Ils aiment tellement leurs abeilles et les traitent tellement de façon respectueuse, que ça ne pouvait que bien se passer.

Bon, il faut dire que lorsqu’Alexandre se faisait piquer (ça arrive), il réagissait comme si une fleur lui avait frôler le bras. J’aurais surement réagi comme une fille qui se cogne le petit orteil sur un coin de mur donc c’était probablement mieux pour les tympans de tout le monde que ce soit lui qui écope !

On reconnait les professionnels par leur attitude et croyez-moi, ces deux-là sont incroyables. Ils ont pris le temps de m’expliquer le fonctionnement de la ruche du début à la fin. De la fécondation, à la création de la reine, à la division des ruches, à l’operculation (je me sens déjà plus intelligente juste avec ce mot) en passant par les enjeux d’être apiculteur, tout y est passé.

J’ai même appris que la reine, est en fait une simple abeille qui a mangé plus de gelée royale. Moi qui croyais que c’était un œuf spécial ou quelque chose du genre. Un œuf doré, quelque chose de brillant, tu vois. Je voyais déjà la cérémonie de couronnement de l’abeille avec sa petite couronne, puis toute là !  Bon, vous aurez compris que je blague un peu. Juste un peu.

 Bref …

La chose a retenir c’est que cette entreprise est tout aussi incroyable que ces deux propriétaires. Leurs produits sont vraiment géniaux et si vous voulez mettre la main sur un bon miel 100% québécois (attention car plusieurs produits dit canadien ne sont en réalité que composé de 1% de miel d’ici), vous savez où aller.

Et si par pur hasard ça vous tente de faire l’acquisition d’une ruche, Miel Gardner est aussi là pour vous. Alexandre donne des cours complets et des formations importantes à avoir avant de se lancer. Les abeilles sont importantes pour notre écosystème et il faut être bien informé avant d’en acquérir une.  C’est beaucoup plus complexe que de juste planter une ruche dans sa cour et récolter le miel directement dans la ruche comme le ferait Winnie l’ourson !

J’ai même donné les informations à mon plus vieux qui désire éventuellement en avoir sur sa terre. Quand une maman réfère quelqu’un à son garçon, c’est que la confiance y est.

Pour toutes les informations sur les produits et services de Miel Gardner, c’est par ici les amis : Miel Gardner

 

Décharge : Ce billet est commandité par UPA dans le but de promouvoir son application Mangeons Local. Cependant, toutes les opinions émises sont les miennes et n’impliquent que moi.

Publié le 15 juillet 2022

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.