Les îles de Guadeloupe : tété dwèt, culture, plages sublimes et nature grandiose, le tout, en français

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« Ah oui ? Tu pensais juste faire de la plage, hein ? », c’est ce que mon cerveau m’a dit quelques jours après mon arrivée en dans les îles de Guadeloupe. Je m’imaginais faire de la plage, un ou deux ti-punchs à la main, faire des siestes à des heures stratégiques, et c’est tout.

Mais non, c’est bien plus que ça. Dans les îles de Guadeloupe, tu peux très bien faire 12 000 pas le matin en pleine nature ou au bord d’un volcan, nager avec les poissons pendant des heures, mais aussi t’écraser comme une reine du farniente à 15 h. Tout est possible. Le tout en français. Comment vous dire à quel point j’ai été charmée.

Les îles de Guadeloupe te fait changer de rythme plus vite que ton réveil un lundi matin. Bref, impossible de s’ennuyer.

Marie-Galante, ma préférée :  respirer et ralentir

Marie-Galante, c’est l’île qui te dit:« Respire par le nez, Nancy, respire. Prends le temps de savourer, de vivre. Oublie, le temps d’un instant, ta to-do list et gave-toi d’histoire. »  Car derrière ses plages tranquilles se cache une histoire costaude, marquée par la canne à sucre. Surnommée l’île aux cent moulins, elle a longtemps carburé au sucre (et pas juste dans le café).

Les anciens moulins de pierre parsèment encore le paysage, rappelant l’époque où la canne dictait l’économie… et la vie. Peu sont encore complets mais certains sont encore vivants. Pour comprendre toute l’importance de la canne à sucre dans les îles de Guadeloupe, sans retourner à l’école, direction l’Habitation Murat.

Cet ancien domaine sucrier devenu un écomusée nous permets de nous plonger dans l’histoire, les réalités coloniales et l’ampleur de l’industrie. C’est beau, verdoyant, mais ça fait aussi réfléchir.

Et la canne? Elle est toujours là. On voit les plantations lorsqu’on roule en voiture. C’est majestueux. Mais maintenant, elle se transforme plutôt en liquide: le rhum agricole. À la distillerie Bellevue (Habitation Bellevue), on découvre un savoir-faire bien vivant. Disons que la dégustation aide à intégrer la matière.  Purement éducatif, évidemment. Aucun plaisir à la dégustation ! Hey hey !

Il y aussi sur Marie-Galante de merveilleuses plages.  Elles sont presque désertes à ma grande surprise, et tellement belles que ton cellulaire va surchauffer à force de les prendre en photos. En tout cas le mien à surchauffé à fond.  

Tu peux faire le tour de l’île en une seule journée. Mais notre guide nous a fortement conseillé de rester quelques nuits. Ce serait une option qui te permettrait de vivre l’expérience à fond car le soir, l’île est plus calme. Je pense que ça en vaudrait la peine. Je le note d’ailleurs pour ma prochaine visite. 

Comment s’y rendre :

On se rends sur l’ile par traversier. Si tu n’as pas peur de devenir un peu écouetté par le vent et l’eau qui revole ici et là, je te suggère de faire la traverser sur le pont supérieur afin de te gaver des paysages environnants. C’est à la fois drôle et revitalisant. Sinon, l’option des ponts inférieurs est toujours valables et tout aussi chouette.

Basse-Terre : la nature en mode spectaculaire. Juste WOW !

C’est le terrain de jeu parfait pour les amateurs de plein air (et pour se bourrer d’accras). La nature n’est pas discrète en Guadeloupe, et encore moins à Basse-Terre. Même en se promenant en voiture, on ne peut que s’exclamer haut et fort à quel point c’est beau. C’est ce que nous avons fait encore et encore lors de nos nombreuses balades.

Forêt tropicale, brume qui s’élève à l’horizon, lézards, chutes d’eau, sentiers en forêt à profusion… tout y est pour se ressourcer et profiter pleinement de ce milieu enchanteur.

Nous nous sommes d’ailleurs arrêtés pour voir la cascade aux Écrevisses. Elle est mignonne comme tout et surtout très accessible. Parfaite pause pour les familles et les gens qui ne veulent pas nécessairement marcher de longues heures pour se prélasser près d’une chute.

J’y serais restée des heures. J’y suis restée assez longtemps pour y oublier mes pantalons (oui, oui) et y briser mes lunettes de soleil. Comme quoi, j’étais complètement subjuguée par la beauté des lieux. Nancy restera toujours Nancy : une enfant éblouie qui en oublie d’être une adulte responsable.

C’est aussi dans le même secteur de l’île que vous pourrez vous prélasser dans des sources chaudes volcaniques, plus précisément à Bouillante. C’est également l’endroit tout indiqué pour partir au large faire du snorkeling que vous ne serez pas près d’oublier.

 

La Réserve Cousteau et ses sports nautiques

Une façon fascinante de découvrir la diversité biologique de la région c’est une randonnée en kayak dans la Réserve naturelle du Grand Cul-de-sac marin, on explore les mangroves en pagayant à rythme doux depuis Sainte-Rose.

Silencieux, paisible, presque méditatif et parfois un peu sportif selon les vagues présentes et la température ambiante. On glisse entre les palétuviers rouges, on observe les oiseaux, on ralentit. C’est l’activité parfaite pour décrocher… sans réseau, sans contact autre que celle de la nature.

Franck Melane de Tam Tam Pagaie nous expliquant la faune et la flore qui nous entoure.

 

Au large de Basse-Terre, la Réserve Cousteau est un paradis pour les amateurs d’eau comme moi. J’y serais restée toute la semaine. Nous avons pu y observer une tortue verte à Malendure, que nous avons suivie avec respect en apnée. Quel moment magique !

Maude, ma bonne amie et collègue pour ce voyage, pour qui c’était la première rencontre avec une tortue, était absolument rayonnante de joie. Nous avons également admiré les nombreux coraux et poissons tropicaux grâce à notre guide, qui nous fournissait d’innombrables informations pertinentes à leur sujet. C’est le paradis de la découverte, et croyez-moi : lors des quiz spontanés proposés par notre guide, nous ne faisions pas bonne figure. Nous avions encore beaucoup à apprendre.

Nous y avons aussi aperçu quelques spécimens particulièrement intéressants, dont certains peuvent être dangereux si on les touche. Vous serez avertis : gardez vos distances, d’où l’importance d’être bien guidé.

C’est avec la compagnie Anbadlola, qu’on a fait une «randonnée palmée» (snorkeling ou apnée pour nous) guidée et éducative. On apprend quoi toucher (rien), comment bouger (doucement) et pourquoi protéger ce précieux environnement aquatique (évidemment). C’est doux, sécuritaire et franchement magique.

En plus de nous faire découvrir en toute sécurité la diversité marine qui s’y trouve, notre guide, Adélaïde, nous a offert une mine d’informations fort pertinente sur la vie dans la réserve. C’est éducatif sans avoir le ton de donneur de leçon. C’est respectueux tout en étant amusant. Une randonnée marine que je conseille fortement à tout ceux qui voyageront dans ce pays fort surprenant.

Dans les îles de Guadeloupe,  peu importe ton style, tu trouveras ton coin de paradis, tes activités favorites et ta plage. Et souvent, un petit resto ou un bouiboui pas loin pour commander un plat aux saveurs locales sans quitter la mer des yeux. Ne ris pas, oui je parle encore de bouffe.

Il faut connaitre ses priorités de vie ma fourchette. Une bonne bouffe sans prétention mais aux saveurs franches et à la fraicheur indéniable, c’est un must en voyage. Et elle ne déçoit pas. Comme on dit là-bas Tété dwèt : qui se traduirait par se lécher les doigts.

Je me suis délectée plusieurs fois comme je sais si bien le faire : avec de la bonne bouffe, celle qui fait voyager et qui réconforte l’âme autant que l’estomac. Impossible de résister à de bons accras, ce grand classique qui doit toujours trouver sa place dans mon assiette, croustillants à souhait.

Puis le Colombo de cabri, savoureux et gourmand, juste assez relevé pour titiller mes papilles et me donner envie d’y replonger encore et encore. Et que dire du fameux « caca de bœuf » (oui, oui, vous avez bien lu !) : cette spécialité de Marie-Galante qui rappelle un peu notre galette à la mélasse, rustique et franchement savoureuse malgré son nom plutôt cocasse.

Le flan de coco m’a littéralement jetée par terre. Moi qui ne suis pas très dessert, j’ai été charmée dès la première bouchée, crémeuse et délicatement sucrée. Le bokit, ce sandwich au pain frit garni selon l’envie du moment, m’a séduite par sa simplicité efficace et son côté décadent assumé.

Et pour accompagner le tout ? Un planteur à l’allure inoffensive, pur bonheur en verre… mais attention, ça frappe ! À savourer avec modération, évidemment. Croyez-moi, allez-y doucement.

Bref, bouffe et nature sont au rendez-vous dans les îles de Guadeloupe.

Pointe-à-Pitre : l’histoire, la musique

Nourrir son corps est important, mais il est tout aussi essentiel de se nourrir l’âme. Il y a à Poine-à-Pitre le Mémorial ACTe. Puissant. Essentiel. Frappant. Touchant, très touchant. Ce musée  consacré à l’histoire de l’esclavage te brasse un peu (beaucoup), mais il donne un sens profond au voyage. On en ressort différent. 

Sans grande surprise, j’ai eu les yeux mouillés à quelques reprises. Certaines expositions sont poignantes. Impossible de rester insensible. Marcher sur un plancher où est représenté un fond de cale de bateau où les esclaves y étaient entassés le tout avec un son de claquement de chaine et de complaintes, ça te brasse le cœur mon ami. BEAUCOUP même. Bref, c’est un voyage historique nécessaire à faire.

On sent l’histoire partout à Poine-à-Pitre : dans l’architecture qui parfois me faisait penser à celle de La Louisiane, dans les nombreuses fresques colorées, mais aussi dans les édifices détruits sur lesquels la nature a repris ses droits… mais surtout dans le gwo ka.

Inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, le gwo ka est né de la résistance des esclaves africains. Ce mélange de tambours, de danse et de chants se vit encore aujourd’hui dans les rues. Il vibre non seulement à travers l’âme des musiciens et des danseurs, mais aussi grâce aux passants qui se laissent emporter par le mouvement et la musique.

Quand ça commence, impossible de rester insensible. Même toi qui dis «je ne danse jamais », tu vas avoir le petit bassin qui se dandine en deux secondes, le tout avec le sourire aux lèvres. Prenez le temps de déhambuler et de vivre la ville car je vous souhaite de tomber sur un groupe de musique qui performe dans les rues.

Lors de notre passage, on nous raconté que ce sont les danseurs qui imposent le rythme au musicien. C’est impressionnant à voir et à observer. L’habileté des musiciens est sans conteste et ils s’adaptent selon les envies et les pas des courageux qui dansent spontanément devant la foule qui s’agglutine autour de la troupe. J’y serai resté pendant des heures, mais il y tant à voir qu’il faut parfois continuer son chemin.

D’ailleurs, à quelques pas de ce spectacle enivrant, nous avons trouvé un petit marché dynamique où vous trouverez quelques souvenirs à rapporter dans vos bagages. Est-ce surprenant si je vous dis que j’ai mis la main sur des sacs d’épices ? Avoir eu plus de place, j’en aurais rapporté encore plus mais j’ai su résister aux nombreux arguments des vendeurs sur place. Je vous avertis, il faut être solide pour dire non !

 

Où dormir?

Les îles de Guadeloupe offre de tout: peu d’hôtel en bord de mer mais beaucoup de villas en pleine nature, des locations privatives style AirBnb, des hôtels classiques de tous les prix. Nous avons testés deux endroits forts charmants. 

Le Relais du Moulin situé sur Grande-Terre charme avec ses petites maisons individuelles, son look plus “resort” sans être trop étourdissant et sa cuisine fort intéressante. Je m’y suis d’ailleurs régalée. Il y a sur place un moulin encore sur pied, vous pouvez y monter et observer l’horizon. C’est franchement charmant. Il vous faut cependant une voiture si vous voulez vous déplacer car les plages sont plus éloignées.

De l’autre côté, sur Basse-Terre, Les Galets Rouges Lodges & Spa proposent des chambres avec une vue spectaculaire sur la mer. Ambiance zen, décor soigné, parfait pour récupérer de ta sortie en mer. La petite piscine et le balcon privé ajoutent au charme des chambres. Il fait bon s’y reposer. Encore une fois, une voiture sera nécessaire pour se promener. 

Bref, les îles de Guadeloupe, c’est le genre d’endroit où tu viens pour relaxer et vivre de belles aventures en nature … et où tu repars avec des souvenirs plein la tête, du sable dans ta valise et l’envie très sérieuse de regarder les prix des billets d’avion pour y retourner afin de tété dwèt encore une fois.

Jean-Denis Modmesaïb de Marie-Galante Excursions

Quelques informations utiles :

  • Pendant le temps des fêtes, profitez de votre visite pour vous immerger dans les traditions en participant au Nwel Kakado. Écoutez les cantiques et regardez les danses traditionnelles de Noël.
  • Avoir un guide avec soi est toujours pratique et intéressant. Jean-Denis Modmesaïb de Marie-Galante Excursions a été un atout incroyable pour notre voyage.
  • Ayez un peu d’euros avec vous, cela peut être pratique.
  • Les prises de courant sont européennes, n’oubliez pas vos adaptateurs.
  • Conduire est facile ; une voiture est conseillée pour se déplacer partout.
  • N’oubliez pas votre crème solaire « reef safe » afin de préserver cette belle diversité marine.
  • Le français est la langue officielle.
  • Des vols directs sont disponibles de Montréal via Air Transat et Air Canada. Air Transat offre aussi des vols de Québec en hiver. 

 

Pour plus d’informations, consultez le site de Tourisme Les îles de Guadeloupe, juste ici : Les iles de la Guadeloupe

Décharge : J’ai été reçu gracieusement par Tourisme Guadeloupe. Cependant, les opinions exprimées sont les miennes et aucune révision n’a été demandée.

Publié le 15 février 2026
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