Rendre les soupers agréables avec un banal pain de viande  Cinq Fourchettes

Quand j’ai mon huit heures de boulot dans le sac à dos, que j’ai fait les quatre coins de la ville pour récupérer mes ouailles, que j’ai arrêté à l’épicerie pour ramasser des jus et du jambon pour les lunchs du lendemain, que j’ai été cherché le courrier, que j’ai ramené le bac à poubelle qui était au chemin, bien j’ai zéro le goût d’entendre hurler en arrivant à la maison.

Zéro pis une barre.

Je ne veux pas gérer de jérémiades de flots qui ont faim. Je ne veux pas entendre des cris d’insatisfaction devant le menu proposé. Les hurlements des petites bêtes hautes comme trois pommes ne sont pas une option.

Moi aussi, j’ai ma journée dans le corps, vous saurez mademoiselle et monsieur. Moi aussi, je mangerais un ours. Non, un éléphant. Moi aussi, je voudrais que le souper arrive comme par magie sur la table dès que je mets le pied sur le pas de la porte de la demeure familiale et que ce soit bon. Divinement bon.

Mais considérant que :

  • Je ne suis pas Luc Langevin. Ni Criss Angel. Ni David Copperfield et que je n’ai pas de don de magicien
  • Je ne sais pas couper les cordes vocales des enfants. Ni brocher les estomacs des marmots. Je n’ai pas de tape assez fort pour empêcher d’entendre des sons sortir des gosiers de personnes qui n’ont pas droit de vote.
  • J’ai quatre bouches à nourrir tous les soirs que le calendrier amène. Je dois composer avec les goûts et préférences d’un grand garçon de six ans « et-trois-quart » qui ne mangerait que du macaroni au fromage tout-le-temps, d’une pré-ado de 9 ans qui n’aime rien, d’une d’un homme qui aimerait bien mieux avaler des hamburgers et des ailes de poulet à longueur de semaine et une mère de famille qui voudrait voir plus de légumes dans les assiettes de ses kids.

Considérant tous ces derniers points, donc, je me vois donc dans l’obligation de rivaliser d’ingéniosité et d’originalité pour ne pas finir mes jours en petite boule dans le fond de mon frigo ou au 5e étage d’un hôpital quelconque de soins psychiatriques.

Parmi les idées saines, qui ne mettent pas mes nerfs en boule et qui sont capables de me sauver la santé mentale soir après soir, il y a ces recettes que je prépare pendant le week-end et que j’envoie patienter au congélo en attendant le souper . Comme celle de mon pain de viande dont tout le monde raffole. Et en plus, je permets à la gang de l’arroser de ketchup. Le bonheur familial toi! Hahaha!

Le soir, avant d’aller au lit, je sors de son hibernation mon pain de viande. Puis, quand on arrive à la maison après nos journées de mongoles, je n’ai qu’à découper des portions puis les envoyer au micro-onde. En deux temps trois mouvements, mes descendants sont rassasiés et… je n’ai pas besoin de m’envoyer deux bouteilles de vin rouge derrière le gorgoton pour survivre à ma soirée.

 

Pain de viande


Portions : 6



Ingrédients

  • 1 oignon coupé en petits dés
  • 1 piment rouge coupé en petits dés
  • 450 g de viande (comme du bœuf ou du porc) hachée extra-maigre
  • 450 g de dinde hachée
  • 1 tasse de ketchup
  • ½ tasse de chapelure
  • 1 gros œuf
  • 2 c. à thé de moutarde
  • 1 c. à thé de sauce Worcestershire
  • 1 c. à thé de poudre d’ail
  • ¼ c. à thé de sel
  • ¼ c. à thé de poivre

Marche à suivre : 

  1. Préchauffer le four à 400 F.
  2. Dans une poêle, à feu moyen vif, verser un peu d’huile d’olive et y faire
  3. revenir l’oignon et le poivron pendant quelques minutes.
  4. Retirer du feu et laisser refroidir.
  5. Mélanger tous les autres ingrédients en gardant ½ tasse de ketchup.
  6. Ajouter les poivrons et les oignons et transférer le mélange dans un moule à
  7. pain préalablement vaporisé d’huile.
  8. Bien presser dans le moule. Couvrir du restede ketchup.
  9. Faire cuire 45 minutes environ.