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Je suis de nature positive. Vraiment positive. Je suis travaillante comme personne et sérieusement, la vie m’a appris à toujours me relever quand une claque (ou deux) m’était donnée en pleine gueule. La plupart de mes amis me décrivent comme résiliente, mais aussi comme très peu douce avec moi-même. J’ai la tendance à être même très exigeante avec moi, ce que je ne suis pas avec les autres (ou moins LOL).

Je suis le genre de personne à dire à une amie en peine : « Ma belle amie, respire, prends du temps pour toi. Tu en as beaucoup sur les épaules, sois douce. » Je peux te garantir et mes proches le confirmeront, je n’applique nullement ces belles paroles à ma petite personne.

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Bref, comme tu sais 2020 a été assez tough pour tous. En fait, pour être totalement transparente, malgré de belles expériences, mes 4 dernières années ont été ponctuées de grands changements et de grands deuils. J’ai perdu ma mère du cancer. Je me suis divorcée. Je me suis lancée en affaires et quoique le résultat soit au-delà de mes attentes, ça a apporté son lot de stress, surtout cette année. Pour conclure le tout, j’ai dû me résigner à vendre ma maison cette année pour une liste de raison que je garderai pour moi par respect pour les gens qui m’entourent.

Même si je suis convaincue que la vie nous amène au bon endroit, 2020 a fait mal. Elle a fait mal à mon égo. Elle a fait mal à mes finances. Mais elle a fait mal surtout à mon niveau de productivité. Puis ça, je vais te l’avouer, c’était ce à quoi je m’accrochais.


Mais lorsque la folie de la vente de la maison et du déménagement fut terminée, j’ai craqué. Solide ! Mon adrénaline est allée voir ailleurs si j’y étais. J’ai mis le genou par terre, ce qui m’est arrivé souvent dans la vie, mais à l’inverse de mes autres expériences, je suis restée là très longtemps. Du genre, habituellement, je me plains à mon frère ou une amie puis le lendemain je rebondis comme un enfant sur un trampoline. Je peux même affirmer sans gêne que je « m’amuse » encore à faire des squats et à racler le sol de temps à autre.

Mes ami (s) proches le sentent, le savent. J’évite d’ailleurs délibérément leurs questions sur le comment je vais. Parce que moi, je suis forte, pas question de montrer quelques signes de faiblesse. Pfff NON NON NON. Aussi, on est tellement dans un moment de vie négatif que je me suis autoproclamé la reine du positivisme. Pour eux, pour vous, et même pour moi. Je me suis même dit que si je focalisais sans cesse sur le beau, mon énergie reviendrait magiquement.

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Quelle erreur ! J’ai donc passé les dernières semaines à compiler les erreurs, à oublier tout, à faire le tour de Netflix et à dormir plus qu’à mon tour. Je me suis même surprise à faire des stories plus tristes et de les effacer immédiatement pour ne pas déprimer personne. J’étais constamment en train de m’autoflageller et à dire : « Girl, suck it up ».

Bref, les rares personnes à qui j’ ai parlé de mon état m’ont tous dit : « Nancy, ciboulot, soit douce avec toi. C’est normal. 2020 suck »

Alors, j’ai travaillé (quel mot ironique) sur moi. Beaucoup. Je te dirais même que c’était une bataille avec ma nature profonde et l’état dans lequel je me trouvais. Mais j’ai fini par à être douce, à ralentir, à être patiente et compréhensive. Les choses que je suis avec les autres avec aisance mais moins avec moi. Ç’a été probablement la chose la plus difficile, ironiquement, mais aussi la plus gratifiante que j’ai faite. Le jour où je me suis pardonné d’être moins top, bizarrement, mon niveau d’énergie est monté en flèche. Jour après jour, j’ai vu ma productivité et mon bien-être revenir à la normale (presque).

Et même si mes genoux flanchent encore de temps à autre, je me sens mieux, vraiment mieux. Pourquoi je vous en parle ? Parce que je pense que 2020 apporte déjà son lot de difficultés et j’ai eu envie de vous dire, mes belles fourchettes ainsi qu’à mes collègues d’amour qui se mettent autant de pression que moi, que c’est OK de ne pas bien aller. C’est OK de sentir seul et déstabilisé. C’est aussi OK de ne pas être positif tous les jours, tout le temps, à longueur de journée.

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Soit doux et douce l’ami(e). Je pense que 2020 servira à ça ! Apprendre à respirer et à se donner ce que nous sommes si enclins à donner aux autres. Pour finir, j’ai envie de te dire, à toi, toi et toi, ça va bien aller. Même si cette phrase a été malmenée cette année, j’y crois encore profondément. Gros câlin virtuel à tous et bonne douceur.