(partenariat rémunéré)
Me voilà encore à mettre mes souliers de course prête à découvrir de nouveaux endroits pour prendre l’air. Cette fois, c’est sur la Waterfront Trail au Mississauga que je me retrouve. Cette piste fait partie du Sentier Transcanadien, ce vaste réseau de près de 30 000 kilomètres qui traverse le pays. Après six heures de route depuis ma maison dans les Laurentides, me voilà donc en Ontario avec l’intention d’ajouter quelques kilomètres à ma “Grande Rando”. Je ne mentirai pas, j’ai visité Mississauga à plusieurs reprises cette année, mais c’était la première fois que je foulais ces pistes balisées et que du même coup je me rapprochais vraiment du lac Ontario.

Pour dire vrai, je croyais fermement n’avoir jamais vu le lac Ontario. J’ai même dit à Jay lorsque nous sommes arrivés sur ce tronçon du Sentier Transcanadien que je n’avais vu le lac Ontario en 49 ans de vie. OUPSSS. Erreur. J’ai menti sans le savoir.

J’avais complètement oublié que j’avais déjà eu l’occasion de l’apercevoir en prenant le traversier de l’aéroport de Billy Bishop à Toronto, mais je ne l’avais jamais vraiment regardé. C’était simplement de l’eau autour du traversier, un élément du décor auquel je n’avais pas porté attention probablement encore dans ma tête à planifier ma visite à Toronto ou à gérer ma valise qui roule toujours aussi mal.

Donc, par un beau weekend ensoleillé, j’ai pu le découvrir comme si c’était la première fois. Et laissez-moi vous dire que j’étais vraiment impressionnée de le voir de tous les angles en marchant sur les sentiers. On va se le dire, par une journée venteuse, le lac Ontario donne vraiment l’impression d’être au bord de la mer. Les vagues sont fortes et l’horizon semble tellement vaste qu’on oublie presque où l’on se trouve. À certains endroits, l’eau prend des teintes un peu turquoise et, avec la lumière, le paysage devient franchement dépaysant. Il y a des moments où j’aurais pu croire être très loin d’ici, et même ne plus avoir l’impression d’être au Canada.

Je trouve ça précieux de pouvoir vivre ça en marchant simplement sur un sentier balisé ou sur un boardwalk. C’est la preuve ultime qu’on n’a pas besoin de partir à l’autre bout du monde pour être dépaysé. Il suffit parfois de prendre le temps de regarder ce qui est autour de nous, à quelques heures de la maison et découvrir les différents parcours du Sentier Transcanadien.
Et grâce à la portion du Waterfront Trail qui traverse la ville de Mississauga et qui s’étend sur environ 21,8 kilomètres, c’est plus que possible. Le sentier longe le lac Ontario et passe par différents parcs et secteurs riverains, avec des marinas, des plages, la Credit River et plusieurs espaces naturels. Le parcours change régulièrement de décor, ce qui permet de marcher longtemps sans avoir l’impression de faire toujours la même chose.

À Lakefront Promenade Park, le lac est omniprésent et il est facile de s’arrêter un moment pour profiter du paysage. On peut y observer les nombreux bateaux amarrés dans l’immense marina, tout en profitant d’une belle vue sur le skyline de Toronto qui surgit au loin dans le ciel.

Du côté de Port Credit et du J.C. Saddington park, le décor change encore. La rivière Credit rejoint le lac. C’est un endroit génial pour un départ en kayak ou en paddle. On peut y pique-niquer et observer les petits voiliers au loin. Franchement un endroit incroyable pour se promener.

Rattray Marsh Conservation Area apporte quant à lui une tout autre expérience. Le sentier traverse une zone humide avec des arbres, de l’eau, des oiseaux et des sections de passerelles en bois. Après les grands espaces ouverts du bord du lac, cette portion plus tranquille permet de retrouver un peu de nature. On a presque l’impression de quitter la ville pendant quelques minutes. C’est d’ailleurs l’une des rares zones humides qui subsistent le long du lac Ontario. Cette portion du sentier part de tous les côtés donc il est facile de s’y promener longtemps sans s’ennuyer.

Pour mon défi de la Grande Rando, c’est un parcours qui se prête particulièrement bien. On n’est pas obligé de faire les 21,8 kilomètres en une seule sortie. On peut choisir une section, marcher quelques kilomètres et revenir plus tard pour poursuivre. C’est ce que nous avons fait lors de notre passage. Et surtout, le sentier est vraiment accessible. La grande majorité des sections peuvent se faire à pied, à la course, à vélo, en trottinette et même avec une poussette. La seule exception est Rattray Marsh, où les vélos ne sont pas permis.

C’est probablement ce qui m’a le plus frappée en parcourant la Waterfront Trail. On y croise toutes sortes de gens et chacun semble avoir sa propre façon d’en profiter. Des coureurs, des cyclistes, des familles avec de jeunes enfants, des gens qui promènent leur chien, d’autres qui prennent simplement une marche tranquille au bord de l’eau. Le parcours ne donne pas l’impression d’être réservé aux grands sportifs ou aux amateurs de longues randonnées. Chacun peut l’adapter à son rythme.

Et il n’est pas nécessaire de marcher pendant des heures pour en profiter. Il y a plusieurs endroits où s’arrêter pour pique-niquer ou simplement s’asseoir au bord de l’eau. On peut même retomber un peu en enfance et lancer des roches dans le lac en essayant de faire des ricochets. Jay et moi étions tellement mauvais à ce jeu qu’on a rapidement changé les règles pour faire un concours de celui qui réussirait à lancer sa roche le plus loin. Je vous laisse deviner qui a gagné… ou plutôt qui a perdu. C’est bien sûr bibi, ici présente. Écoutez, j’ai d’autres talents.
Et puis, il y a la nourriture. Plusieurs restaurants sont facilement accessibles à proximité du parcours, particulièrement dans le secteur de Port Credit. J’ai aussi été amusée de voir à quel point les espaces riverains sont utilisés par les familles. Ici, un groupe d’amis réunit quelques tables pour un repas. Plus loin, une autre famille s’installe pour un pique-nique et non loin de là, des enfants jouent pendant que les adultes discutent. On voit rapidement que le Sentier Transcanadien et le lac font partie intégrante de la vie quotidienne des gens du secteur.

C’est finalement ce qui rend la Waterfront Trail si agréable. Il ne demande pas de préparation particulière et il peut convenir à presque tout le monde. On peut venir pour faire 20 kilomètres en courant et en regardant sa montre intelligence pour constater nos progrès sportifs, mais vous l’aurez deviné, ce n’est pas ma tasse de thé. On peut en revanche marcher quelques kilomètres selon notre envie ou passer quelques heures dehors en s’arrêtant ici et là et profiter des gens qu’on aime. Ça, ça me parle beaucoup.

Après tout, c’est peut-être ça aussi, la randonnée parfaite, être libre de faire exactement ce qu’on veut tout en prenant notre temps et en savourant chaque instant. C’est exactement ce que le Sentier Transcanadien prône. Du gros bonheur selon nos envies et nos intérêts dans un environnement sécuritaire et bien entretenu.

Parlant d’entretien, je vous invite à participer à la Grande Rando pendant tout le mois de septembre. Les fonds amassés serviront à entretenir les sentiers pour notre plus grand plaisir. Personnellement, j’ai donc décidé d’embarquer dans le défi. Alors, si ça vous tente de m’encourager, en donnant des sous, ne serait-ce qu’un petit dollar afin que je puisse atteindre mon objectif de 500 $, c’est par ici : https://www.greatcanadianhike.ca/fundraisers/nancybordeleau

À lire aussi : Une journée sur le P’tit Train du Nord, un tronçon de Sentier Transcanadien
Pour en savoir plus sur la Grande rando canadienne : www.granderandocanadienne.ca
Pour en savoir plus sur le Sentier Transcanadien : https://sentier.ca/




