(Partenariat rémunéré)
Un beau mercredi après-midi d’août, je suis partie faire du e-bike avec Jay Kana de Modern Traveller sur le P’tit Train du Nord, un tronçon de Sentier Transcanadien. Pas de grosse expédition, pas de défi sportif non plus. Juste l’idée de prendre les vélos, de profiter de la journée et d’aller rouler un bout entre Sainte-Adèle et Val-David.
Et finalement, je me suis retrouvée à pédaler dans un endroit que je pensais bien connaître, sans réaliser que je ne le connaissais pas vraiment, même si les Laurentides ont été mon terrain de jeu toute ma vie. On a passé notre vie à camper dans le coin. Mon frère y a un terrain et la rivière Rouge, la rivière du Nord et le P’tit Train du Nord ont toujours fait partie de nos vies.

Enfin… le P’tit Train du Nord, je devrais peut-être dire que je le connaissais sans vraiment le connaître. Parce que ma première rencontre avec ce parcours est assez particulière. Je me souviens d’une sortie en kayak, alors que je devais avoir 20-21 ans. J’étais sur la rivière et, évidemment, j’ai chaviré. Le problème n’était pas tant de chavirer, ça arrive. Le vrai problème, c’était de réussir à remonter dans mon kayak.

Et pendant que j’essayais de faire ça, il y avait des cyclistes et des marcheurs qui passaient sur la piste et qui me regardaient. Moi, j’essayais de retrouver un minimum de dignité dans mon kayak et eux avaient probablement droit au meilleur divertissement gratuit de leur journée. Ils riaient et honnêtement, je ne peux même pas leur en vouloir. Une fois que j’ai finalement réussi à remonter dans mon kayak, mon frère m’a expliqué que tous ces gens qui me regardaient profitaient de la piste cyclable, un tout nouveau parcours aménagé sur l’ancienne voie ferrée. C’est comme ça que j’ai appris l’existence du P’tit Train du Nord. Quelque part à la fin des années 90.

J’étais dans ma jeune vingtaine à l’époque. Le parcours venait tout juste de voir le jour et je n’avais aucune idée de ce que c’était. Et aujourd’hui, 30 ans plus tard, je me retrouve à faire du e-bike sur ce même parcours. Je trouve ça quand même assez drôle. J’ai découvert le P’tit Train du Nord en essayant de remonter dans un kayak sous les yeux amusés des gens qui passaient sur la piste et, trois décennies plus tard, me voilà de l’autre côté, sur un vélo, à regarder le paysage et les gens flotter sur l’eau ici et là sur les points d’eau que j’allais croiser.

Et c’est là que je me suis rendu compte à quel point le parcours avait une histoire. Le P’tit Train du Nord, c’est un parcours de 234 kilomètres, avec le kilomètre zéro à Saint-Jérôme, là où j’habite. Aujourd’hui, quand on pense à cette piste, on pense vélo, randonnée et plein air, mais à l’origine, c’était une voie ferrée. Le chemin de fer a été construit entre 1891 et 1909 pour relier Saint-Jérôme à Mont-Laurier. Le dernier train de passagers est passé le 15 novembre 1981 et les rails du Canadien Pacifique ont finalement été retirés en 1990, après l’arrêt du transport de marchandises. Puis, en 1996, l’ancienne voie ferroviaire a officiellement été transformée en parc linéaire.

Un ancien chemin de fer qui est devenu une piste de vélo et de randonnée, c’est quand même cool quand on y pense. Et depuis, le parcours a continué à évoluer. Des tronçons ont été ajoutés, notamment au sud de Saint-Jérôme. Il est intéressant de savoir aussi que 78 % de la piste est asphaltée, alors que certaines sections sont en poussière de roche compactée. Le tout rendant les pistes extrêmement accessibles à tous. Le parc est géré par la Corporation du Parc linéaire Le P’tit Train du Nord, un organisme à but non lucratif et ils font un travail de fou pour maintenir ce petit joyau des Laurentides en bon état pour le plus grand bonheur de tous.

Ils ont aussi sorti une nouvelle application mobile du P’tit Train du Nord. Elle permet de mieux se repérer, de découvrir les attraits du territoire et de planifier son parcours. C’est bien pratique pour savoir où manger, où s’arrêter pour faire pipi ou encore quoi faire en chemin.
Même si la piste est extrêmement bien balisée, c’est rassurant, par moments, de pouvoir vérifier où on est rendu. Surtout qu’avec des paysages comme ceux-là, il est assez facile de se laisser distraire et de passer tout droit! Personnellement, j’ai adoré pouvoir m’assurer qu’on n’avait pas dépassé notre destination repas : le MacTaverne Pub, à Val-David. Parfait arrêt juste sur le bord du P’tit Train du Nord !

Et en tant que TDAH assumée, je peux être distraite facilement surtout lorsqu’on longe la rivière du Nord. C’est si beau. On traverse aussi des secteurs où on sent davantage la présence de la ville, puis d’autres où la forêt reprend sa place. Il y a des chutes, des lacs et de grands bouts de forêt. Tu peux passer d’un environnement plus urbain à l’impression d’être complètement en pleine nature en quelques minutes. Pas besoin de te dire que notre petit bout entre Sainte-Adèle et Val-David était franchement spectaculaire.
Je vous le dis, je pensais connaître les Laurentides parce que j’y ai passé tellement de temps, mais découvrir une partie de la région à vélo, tranquillement, en suivant cette ancienne voie ferrée, m’a fait voir autrement un bout de mon propre terrain de jeu qui m’était jusque-là inconnu.

Et vous savez quoi ? Le P’tit Train du Nord n’est finalement qu’une petite partie d’un réseau beaucoup plus grand. Il fait partie du grand Sentier Transcanadien, qui s’étend sur environ 30,000 kilomètres à travers le pays. Le réseau traverse toutes les provinces et tous les territoires et rejoint les trois côtes du Canada.

Et ce que j’aime là-dedans, c’est qu’il n’y a pas une seule façon de le parcourir. On peut marcher, pédaler, faire de la raquette ou du ski l’hiver, et même pagayer à certains endroits puisque le réseau comprend aussi des points d’eau. J’ai d’ailleurs fait de la raquette sur un des tronçons du Sentier Transcanadien avec un ami l’hiver dernier, en Ontario, et c’était tout aussi splendide. C’est assez impressionnant de voir à quel point un même réseau peut offrir des expériences complètement différentes selon l’endroit et la saison.

Donc oui, il y a vraiment plusieurs façons de faire des sorties plein-air sur des pistes incroyables. Tout ça me donne envie de te parler d’un défi génial qui a lieu du 1er au 30 septembre 2026 : la Grande rando canadienne. C’est un défi national qui invite les gens partout au pays à marcher, pédaler, pagayer ou rouler, à enregistrer leurs kilomètres et à amasser des fonds pour aider à protéger et entretenir le Sentier Transcanadien. Après tout, ces sentiers sont accessibles à tous et il est important d’en prendre soin.

J’ai donc décidé d’embarquer dans le défi. Parce que je trouve ça le fun de prendre quelque chose d’aussi simple que sortir dehors et de lui donner un petit objectif supplémentaire. Alors, si ça vous tente de faire quelques kilomètres avec moi en septembre, vous pouvez participer à votre façon. Pas besoin de faire 234 kilomètres. Heureusement. Quelques kilomètres à pied, à vélo, en kayak, en courant… c’est déjà ça.
Ou encore, vous pouvez aussi m’encourager dans ma collecte, en donnant des sous, ne serait-ce qu’un petit dollar afin que je puisse atteindre mon objectif de 500 $ : https://www.greatcanadianhike.ca/fundraisers/nancybordeleau

Moi, entre temps, je vais continuer à découvrir les parcours dans Laurentides. Parce qu’après tout, je n’ai parcouru qu’un tronçon de 17,6 kilomètres sur les 234 disponibles. Donc, beaucoup de découvertes à venir. J’irai d’ailleurs emmagasiner quelques kilomètres en Ontario en septembre, afin de changer de paysage et de laisser Jay me faire découvrir son coin de pays. Seras-tu du défi aussi ?

Pour en savoir plus sur la Grande rando canadienne : www.granderandocanadienne.ca
Pour en savoir plus sur le P’tit Train du Nord : https://ptittraindunord.com/
Pour en savoir plus sur le Sentier Transcanadien : https://sentier.ca/









