Ça fait quelques années que je reluque cet événement sans y aller. Le côté apprentissage du Food Camp m’attirait, mais je n’avais jamais vraiment pris la peine de réserver un weekend pour y aller. La vie étant un feu roulant d’action, c’est facile de cligner des yeux et de passer à côté.

En 2019, grâce à une succession de bons karmas, le fondateur de l’événement Yann Latouche et Tourisme Québec, m’invitaient à vivre l’expérience en compagnie de collègues blogueurs. Je ne pouvais refuser. J’allais pouvoir tester la chose et voir si en 2020, je devais me réserver un weekend pour revivre la chose une 2e fois. Avant de vous donner mon verdict, laissez-moi vous faire un portrait rapide de ce que j’ai vécu au Food Camp !

Source : Facebook Food Camp

La rencontre de chefs réputés

Le Food Camp, c’est une occasion rare de partir à la rencontre de chefs réputés qui vous transmettront avec passion leurs trucs et astuces culinaires à travers des ateliers-conférences. Je dois humblement avouer que je ne les connaissais peu. Je suis certes une foodie assumée, mais j’ai toujours été plutôt bouffe à la maison avec les amis et la famille. Je commence à peine à connaitre la scène gastronomique du Québec. Pis ce n’est pas par manque d’intérêt, au contraire, j’adore manger au resto, mais je suis d’abord et avant tout une mère de famille qui aime passer du temps avec ses enfants.

Les occasions de sorties dans les grands restos sont donc plus rares, car je les réserve pour des sorties entre adultes. J’allais donc au Food Camp, un peu vierge, en ne connaissant que 2 ou 3 noms sur la liste des participants. Mon constat premier a été sans aucun doute la découverte d’humains généreux, animés et surtout passionnés par leur métier. Et ça, j’aime ça. Moi, peu importe le métier que tu fais au quotidien, si ta passion devient contagieuse quand tu en parles, je suis automatiquement fascinée.

Source : Facebook Food Camp

Et de la passion, il y en avait

Entendre les chefs Colombe St-Pierre et Laurent Matte-Boily parler avec humour et enthousiasme de camping, c’est priceless. Apprendre des trucs de pâtisserie du chef Nicolas Dutertre, j’adore. Regarder avec beaucoup d’émotion une vidéo sublime relatant les aventures du chef Stéphane Modat dans le Nord-du-Québec et l’écouter parler pendant un repas de traditions, de respect du terroir et de sa vision de la cuisine, c’est inoubliable.

Découvrir la pétillante cheffe Fisun Ercan qui nous parlait de cuisine sans gaspillage, tellement inspirant. Voir un Stéphane Gabdois, foodie talentueux qui pourrait facilement arborer le titre de chef tellement il est doué, ça donne envie de se dépasser. Écouter le duo de chefs Antonin Mousseau-Rivard et John Winter Russel, c’est rigoler à fond en apprenant des choses fascinantes sur la fermentation et la conservation des aliments.

 

Le Food Camp c’est aussi avoir envie de faire un road trip à Terre-Neuve en écoutant le couple de chefs composé de Celeste Mah et Ross Larkin. Je vous le dis, c’est frappant. Goûter aux créations des chefs François Hughe, Hakim Chajar et Patrick Dubé, c’est encore baver en y pensant tout en vous écrivant ce texte. Bien sûr, je ne peux oublier l’animation faite de main de maître par le charmant chef Jonathan Garnier qui est toujours aussi drôle et talentueux. Il a même réussi à me faire manger du tofu (deux fois) en transformant un cube insipide de tofu ferme en simili bacon ! Faut le faire. Mais bon, pour être franche, pour l’avoir rencontré à quelques reprises, j’étais déjà vendue !

Bref, c’est ça le Food Camp : une horde gens talentueux qui, de toute leur générosité, donne aux gens une envie de mieux faire les choses, de mieux cuisiner, de faire de meilleurs choix. Il est clair que maintenant, chacun de leurs noms est imprimé dans ma tête et que je me ferai un bonheur d’aller visiter leur restaurant un jour.

Encore plus de passion

Si le tout s’arrêtait là. Le Food Camp c’est aussi une belle brochette d’artisans du milieu de l’alimentation qui sont là pour animer nos pauses entre les conférences en nous faisant découvrir de petites merveilles de produits. J’en connaissais plusieurs. Ça me rassure un peu vu ma pauvre connaissance en matière de chefs.

En jasant avec eux, je me suis promis d’aller à la rencontre de David Garneau de la Cidrerie Milton au printemps. J’ai pu aussi jaser avec les frères de la charcuterie Scotstown. Je suis d’ailleurs repartie avec quelques produits et je dois les cacher pour que les ados ne les dévorent pas tous. J’ai pu aussi découvrir les épices hallucinantes de la compagnie Saveurs Baobab! Une belle trouvaille.

J’ai pu revoir la passionnée Geneviève Poirier de Oliméga-Signé Caméline. Produits que j’adore vraiment beaucoup et qu’on devrait plus intégrer à notre alimentation.Comme je suis amateur fini de sauces piquantes, j’ai même flanché pour quelques sauces piquantes de la compagnie Firebarn. Malheureusement pour moi, j’ai échappé mon sac sur le trottoir en arrivant à la maison. Les pots de sauces ont éclaté en mille morceaux ! Je pleurais ma vie. Ça m’apprendra à vouloir ne faire qu’un voyage de paresseux en vidant ma valise de voiture. Je vais devoir m’en recommander, taudine. Pas le choix. Il y en avait tant d’autres, mais je ne vais pas vous en faire une liste, je vais finir par vous perdre.

Encore plus

Comme si l’expérience du Food Camp n’était pas assez, j’ai pu assister au souper-bénéfice au restaurant le Champlain. La Généreuse Tablée donne lieu à un souper gastronomique où plusieurs chefs mettent la main à la pâte pour offrir aux convives un repas inoubliable. Des sous sont ensuite remis à l’organisme Pignon bleu qui contribue et soutient les familles dans le besoin.

Pour 125 $, vous aviez dans votre assiette les créations des talentueux chefs Stéphane Modat, Ross Larkin, Celeste Mah, John Winter Russell et Antonin Mousso-Rivard. Rien de moins. Vous dire l’extase en bouche ! Nous avons même eu l’heureuse chance d’aller visiter la cuisine et de boire une bière avec cette belle brigade. Merci à Jonathan de l’invitation. C’est grandement apprécié.

Bref, le tout est une expérience fascinante et je vous suggère fortement d’y aller en 2020. Profitez de votre visite dans la belle Capitale pour vous promener et si vous le pouvez, dormir au château. Question de pouvoir dire que vous y avez séjourné au moins une fois dans votre vie. Je vous le dis, c’est fabuleux. Croyez-moi, on peut facilement se faire à la vie de princesse ! Ha ha ha ! J’y retournerais sans hésitation, demain matin. Le service, les chambres et le personnel, tout y est parfait. Réellement, c’est clair que j’y retourne l’an prochain. Le Food Camp, c’est trop cool.

D’ailleurs, vous devriez faire de même. Les billets sont déjà en vente. Garrochez-vous. Ça vaut chaque dollar.

Tous les renseignements sont ici : http://www.foodcamp.info/edition/quebec

Source : Facebook Food Camp

Je tiens à remercier de tout mon cœur Yann Latouche du Food Camp et Tourisme Québec pour l’opportunité et l’accueil dont ils ont fait part. Ce fut un plaisir de vous rencontrer. Merci à mes collègues de voyage qui ont rendu ce week-end beaucoup trop court ! Allez les visiter sur leur site, ils sont fabuleux (La Petite Bette, Le Cuisinomane, Mission Cuisine Urbaine). Prenez aussi le temps d’aller vous régaler des créations des chefs. Ils sont tous très talentueux.

Patrick DubéL’Hôtel Le Bonne Entente

Stéphane ModatRestaurant Le Champlain et du Bistro Le Sam

Antonin Mousseau-RivardLe Mousso et le Petit Mousso

John Winter RussellRestaurant Candide 

Celeste Mah et Ross LarkinRestaurant Raymonds

François Hughes – Restaurant le Saint-Amour

Laurent Matte-Boily et Colombe St-PierreChez St-Pierre

Hakim Chajar Restaurant Miel 

Fisun Ercan Restaurant Su

Pour finir, à défaut d’avoir un restaurant, vous pouvez aller à la rencontre de Jonathan Garnier en suivant un cours avec lui à La Guilde Culinaire. Je vous en parle d’ailleurs ici ! Vous allez adorer.

Merci la vie et  bonne découverte les fourchettes.