J’ai été invité dernièrement par mon amie Stéphanie de Passion MTL à passer la soirée avec elle au restaurant le Montréal dans le cadre de l’événement Gregory… d’un piano à l’autre du Casino de Montréal! J’étais vraiment heureuse de l’accompagner parce que passer une soirée avec une amie c’est toujours chouette. Parce que j’ai un énorme respect pour la cuisine du chef Curtat et que Gregory Charles est une machine et qu’il m’impressionne à chaque prestation.

Je me suis allée, un jeudi soir, assister à une soirée qui allait nous réserver quelques surprises. D’abord, fidèle à ses habitudes, le chef Curtat est allé saluer ses convives avec une générosité et une bonne humeur contagieuse. Gregory Charles, tout aussi adorable, a aussi fait une petite tournée des tables afin de nous saluer tous. Une délicatesse clairement appréciée de tous. Après des présentations officielles et le dévoilement du concept de la soirée, les premiers plats ont commencé à atterrir sur nos tables.

Le menu du soir était élaboré et inspiré selon les origines et les goûts de Gregory. On s’est donc régalés de plats à l’image de ce génie de la musique. J’ai eu un énorme coup de cœur pour le premier service (des acras de morue salée, shooter de crème de maïs et cappuccino de lait de coco). J’aurais pu facile ne prendre que ça ! Je me suis même retenue (pour dire vrai) de passer mon doigt dans le shooter pour aller ramasser tout ce qui s’y trouvait. Comme il y avait des témoins, je me suis gardée de le faire !

Par la suite, nous avons pu déguster un sambus à l’agneau et au cari, fine julienne de légumes croquants et salsa de papaye et de coriandre et lime. J’ai adoré la combinaison de saveurs (le côté gras de la pâte feuilletée et la fraicheur des légumes). Puis, moi, quand il y a de la coriandre, les genoux faiblissent. C’était une parfaite combinaison de textures et de goûts qui tombait pile-poil dans ma palette.

C’est un peu avant le service du plat principal que la surprise est venue. C’est que, voyez-vous, nous avons eu la grande chance, Stéphanie et moi, d’être invitées à aller aider en cuisine à faire les montages des assiettes de gambas pour tous les convives présents, et ce, en compagnie de Gregory Charles et du chef Curtat. C’est à ce moment que j’ai perdu un peu de crédibilité en m’excitant comme un enfant de 12 ans. Mais qu’à cela ne tienne, j’étais heureuse comme un enfant de 12 ans donc, on peut dire que j’ai été fidèle à « mon moi-même ».

Crédit photo : Marie-Soleil Cloutier 

C’est tout un privilège de pouvoir rentrer dans les cuisines de grands restaurants et surtout de voir les petites fourmis à l’œuvre. Encore plus quand on peut mettre la main à la pâte et voir toute la complexité de la chose. Parce que j’ai appris les amis ! J’ai appris qu’il ne faut pas pousser les assiettes en mettant nos doigts (revêtus de gants) dans l’assiette, mais qu’il fallait pousser la chose sur le côté afin de ne pas laisser d’empreinte sur les assiettes. J’ai appris que ça allait vite en tsi tsi et que la minutie en cuisine est si importante pour s’assurer que chaque invité ait droit à une assiette parfaite.

J’ai aussi appris que le chef Curtat avait des yeux de lynx et qu’il voyait tout ce qui se passait dans sa cuisine, et ce, jusqu’à la rotation des couleurs des assiettes qui se succédaient devant lui ! J’étais foutrement impressionnée et je ne me doutais point de l’importance de ces petits détails. Disons-le, chez nous, je garroche pas mal les affaires n’importe comment dans les assiettes et il arrive même que fiston retire l’un de mes cheveux de son assiette à son plus grand désarroi. En restauration, ce n’est pas la même « game » du tout et c’est assez normal !

Bref entre ça et les prouesses vocales de fou de Gregory Charles, ma soirée fut de l’ordre de la perfection la plus totale. Ce genre d’événement unique est vraiment une chose à vivre et à se permettre dans nos vies de fou. Bravo à Montréal en Lumières, au chef Curtat, à Gregory Charles et au Casino de Montréal de mettre en place des événements uniques et mémorables tels que celui-ci.