Wood kitchen utensils on wooden background

Ça fait des années que je talonne mon chum pour qu’on mette la chainsaw dans les armoires de la cuisine. Sont laides. Sont pas fonctionnelles. Sont pas assez nombreuses. Elles m’énaaaaarvent. 

Toi Nancy, tu as réussi à le convaincre comment ton homme de raser ta cuisine pour en reconstruire une neuve?

Mes arguments à moi ne fonctionnent pas.  J’ai tout essayé : 

  • Chéri, ça va vraiment être plus fonctionnel une nouvelle cuisine. Fini le bordel! Tu ne chercheras plus les couvercles qui vont avec les bons plats de plastique. 
  • Tu sais mon amour, avec le blogue, c’est vraiment pas pratique une cuisine comme ça. C’est pas assez éclairé : je dois faire mes photos et vidéos dans le salon. C’est gossant terrible. 
  • Nos matins seront tellement plus simples avec une cuisine rénovée. Imagine, on ne se foncerait plus dedans pendant que tu tentes d’atteindre le grille-pain pendant que je me fais un latté. 
  • Est laite que le cri** la cuisine. Je ne suis plus capable de la voir! On peut-tu un moment donné y donner un peu d’amour merde?
  • Mon amour de ma vie… Je te jure que si on rénove la cuisine je vais être la meilleure des blondes au monde. La plus gentille, celle qui ne dira jamais non (ben presque) et qui te fera les meilleurs plats de la planète!
  • Je te jure que si on fait pas de quoi right now avec la foutue cuisine, je fais la grève.

Ben, peux-tu croire Nancy que rien n’a marché. Sweet nothing! Même pas la grève du sexe. Pfff….

Une cuisine, c’est pas un luxe chéri. Une cuisine, c’est la vie. C’est toute notre vie. 

C’est là qu’on s’est embrassé la première fois chéri. C’est aussi là que je t’ai demandé en mariage. C’est là que notre plus grande a fait ses premiers pas pis que notre bébé fait ses devoirs tous les soirs. 

C’est au-dessus de l’évier, en frottant un chaudron, que ta soeur a pleuré ses bébés perdus. C’est la tête dans le frigo, pendant que je cherchais le pot de mayo, que j’ai appris la retraite tant souhaitée de ta mère. C’est en coupant des champignons, destinés à mon risotto préféré, que tu as appris que tu serais parrain. 

C’est autour de l’ilot que nos amis se rassemblent pour prendre un verre pendant que je termine les préparatifs du repas que l’on va partager. C’est là que traînent les factures et surtout celle d’Hydro que je fais semblant de ne pas voir. Le banc de l’ilot, c’est aussi l’endroit préféré de notre chat tsé. 

C’est en sortant de la dépense que tu m’as hurlé que Mickael Jackson était mort. C’est dans cette même dépense qu’on se cache pour s’embrasser en riant comme des gamins. C’est aussi là que je me cache pour en respirer une bonne shot pour affronter ces enfants que je n’ai pas envie d’avoir ce soir-là. 

C’est là qu’est né mon blogue. Que j’ai fait tous les gâteaux de fête des enfants. Que j’ai inventé 1000 recettes. Que tu fais ta recette de sauce à spagh qui me fait tant saliver. 

C’est ici que j’ai cuisiné trop de biscuits avec les enfants. C’est ici que j’ai raté trop de macarons. C’est ici que j’ai triomphé les choux à la crème. 

C’est dans la cuisine que naissent nos journées et que meurent nos soirées. 

Notre cuisine, chéri, c’est la pièce la plus importante de la maison. On peut-tu s’arranger pour l’aimer. 😉

Et vous, vous aimez ou détestez votre cuisine?